Amour, mignon, doux, plaisir,
chéri, haine, affreux, brusque, souffrance, maudit, assassin.
Les mots ne sont ni beaux ni
laids; ils sont. Les images qu’ils évoquent nous émeuvent, nous troublent. Tout
est dans la tête. Un mot dans une langue qui nous est inconnue peut nous plaire
par sa sonorité, mais si nous connaissions sa signification, nous changerions
peut-être d’avis. Les mots dits gentils perdraient leur sens si les mots dits méchants
n’existaient pas. En les apprivoisant, ils cessent de faire peur et de choquer.
Tant de mots tabous et pourquoi? Certains croient que les mots peuvent tuer.
Non. Ce sont les gens qui s’en servent comme arme. Si je voulais, je pourrais
faire par mal de dommage avec des petits cœurs en chocolats. Taow! Dans l’œil. C’est
comme du tofu. Ça goûte rien avant qu’on l’assaisonne. Tiens, ça me donne une
idée d’historiette crue (parce que je peux écrire cru, moi itou).
Étouffée
noir par du chocolat au laid
Je
tiens une poignée de cœurs en chocolat qui commencent à fondre dans ma main
moite et lapide enfin mon ennemie avec. Fuck! Manquée! Taow! Dans l’œil! En
plein front! Elle voit sûrement des étoiles avant de s’effondrer sur le tapis
de faux gazon. Relève-toi, fakeuse!
La
main chocollée, je fouille dans la poche droite de ma veste et en sors les
boulettes faites du papier qui enveloppait mes cœurs durs, secs et sans saveur.
Serais-je possédée? Laura, sort de ce corps! (Laura Secord; la pognes-tu?)
Comme
une panthère, je bondis sur ma proie gisant toujours sur la pseudotourbe. La
pas fine reprend ses esprits et se met à me rouer de coups avec ses poings
ornés de bagues et de bracelets métalliques. Cligneligneligne! Sans la laisser
finir son solo de bijoux Ardène, je plaque ma main sur sa bouche. Je réussis à
y enfoncer mes boulettes de papier rouge. Je les imagine débouler une à une
dans sa gorge. À couper le souffle. Elle tousse et s’agite, mais mes bras l’ont
prise comme un étau. Un dernier spasme et elle s’immobilise, les yeux
écarquillés. Serait-ce une larme que je vois? Non, c’est moi qui sue du front.
Je lâche prise et, assise sur la pelouse artificielle, je déguste le dernier
cœur qui me reste.
Ben oui, c’est sorti tout seul de ma
boîte à idées. Je ne sais pas trop où je m'en vais avec ça, mais c'est le fun d'écrire! Un jour, ce sera sur mon propre site Web.
Tourlou!
Stephy xx
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