vendredi 6 janvier 2017

Spécial crudité - Écrire cru

Amour, mignon, doux, plaisir, chéri, haine, affreux, brusque, souffrance, maudit, assassin.

Les mots ne sont ni beaux ni laids; ils sont. Les images qu’ils évoquent nous émeuvent, nous troublent. Tout est dans la tête. Un mot dans une langue qui nous est inconnue peut nous plaire par sa sonorité, mais si nous connaissions sa signification, nous changerions peut-être d’avis. Les mots dits gentils perdraient leur sens si les mots dits méchants n’existaient pas. En les apprivoisant, ils cessent de faire peur et de choquer. Tant de mots tabous et pourquoi? Certains croient que les mots peuvent tuer. Non. Ce sont les gens qui s’en servent comme arme. Si je voulais, je pourrais faire par mal de dommage avec des petits cœurs en chocolats. Taow! Dans l’œil. C’est comme du tofu. Ça goûte rien avant qu’on l’assaisonne. Tiens, ça me donne une idée d’historiette crue (parce que je peux écrire cru, moi itou).

Étouffée noir par du chocolat au laid

Je tiens une poignée de cœurs en chocolat qui commencent à fondre dans ma main moite et lapide enfin mon ennemie avec. Fuck! Manquée! Taow! Dans l’œil! En plein front! Elle voit sûrement des étoiles avant de s’effondrer sur le tapis de faux gazon. Relève-toi, fakeuse!

La main chocollée, je fouille dans la poche droite de ma veste et en sors les boulettes faites du papier qui enveloppait mes cœurs durs, secs et sans saveur. Serais-je possédée? Laura, sort de ce corps! (Laura Secord; la pognes-tu?)

Comme une panthère, je bondis sur ma proie gisant toujours sur la pseudotourbe. La pas fine reprend ses esprits et se met à me rouer de coups avec ses poings ornés de bagues et de bracelets métalliques. Cligneligneligne! Sans la laisser finir son solo de bijoux Ardène, je plaque ma main sur sa bouche. Je réussis à y enfoncer mes boulettes de papier rouge. Je les imagine débouler une à une dans sa gorge. À couper le souffle. Elle tousse et s’agite, mais mes bras l’ont prise comme un étau. Un dernier spasme et elle s’immobilise, les yeux écarquillés. Serait-ce une larme que je vois? Non, c’est moi qui sue du front. Je lâche prise et, assise sur la pelouse artificielle, je déguste le dernier cœur qui me reste.

Ben oui, c’est sorti tout seul de ma boîte à idées. Je ne sais pas trop où je m'en vais avec ça, mais c'est le fun d'écrire! Un jour, ce sera sur mon propre site Web. 

Tourlou!


Stephy xx

dimanche 21 août 2016

Allô, c'est moi!

Yo, mes liseux!

J’admets que ça fait des lustres (des lampadaires le long de l’A30, même) que j’ai blablaté ici, mais je ne m’excuse pas. Je suis là, là. On verra après, m’ké?

J’ai du gros fun à travailler sur la chaîne YouTube en ce moment et ça prend (presque) toute ma créativité avec plaisir. Que voulez-vous? J’adore parler devant une caméra et ça ne date pas d’hier! Bon, j’avais une radio avec des cassettes à l’époque, mais tout ça pour dire que j’anime mon propre show et ça me fait triper!

***MOMENT D’AUTOPUBLICITÉ PARCE QUE T’SAIS***

Pis? Êtes-vous abonnés à ma chaîne YouTube bilingue? Elle s’appelle Petite Stephy. Je parle de santé, de beauté et de plein air. Non? Ben là! C’est gratuit, ça prend juste un compte Google et vous allez toujours savoir quand mes vidéos seront en ligne, PIS, ça me fera plaisir gros d’même! Merci plein!

C’est parce que je parle beaucoup que j’écris moins peut-être…

Donc, je fais des cliques, cliques, claques, pendant que dehors ça fait flique, flique, flaque. Il pleut aujourd’hui. Je bois du thé matcha.

Sluuuuurp!

Ben oui que j’aimerais écrire une histoire d’un bout à l’autre, même une toute petite, qui se tiendrait debout sans faire dormir debout et qui se lirait bien assis dans un gros divan, un que les pieds touchent pas à terre tellement il est immense, confort et douillet. Ce n’est pas facile et ça a l’air que ce ne sera pas tout de suite, mais je n’abandonne pas le projet. J’ai déjà lu que c’est en écrivant qu’on devient écriveuse. Alright! Je vais essayer à nouveau. Pas de pression. Chaque chose en son temps. Tic, tac, tactique.

Pendant que je vous ai (enfin, j’espère), ça m’aiderait à partir si vous me suggériez des sujets d’écrivure pour des billets de blogue. Je cherche aussi de mon côté. C’est ben beau de taper, mais je ne veux pas que ce soit sur les nerfs du monde. Ouverture d’esprit. Gorgée de matcha. Regardage de chaton qui se cache dans mon fourre-tout fleuri.

Hey! Ça fait du bien d’être de retour à mon bureau, entourée de mes bébelles, à laisser revoler les mots sur la page. Contente je suis.


Bon, je retourne vacancer et reviendrai aussitôt que je sentirai à nouveau l’appel du clavier!

vendredi 1 mai 2015

La déroutine

Un jour de congé, c’est fait pour défaire la routine. Pas comme des vacances, mais presque. Je vois ça comme un défi de ne pas faire ce qu’on fait d’habitude.

Pas de cadran qui te sonne. Non, ne te lève pas tout de suite. Écoute les oiseaux qui chantent pas mal fort depuis 5 h, quand même. Laisse tes cheveux défaits par la nuit; c’est ton look matin. Bois ton café dans la tasse avec des zhiboux plutôt que la blanche de semaine. N’engouffre pas de bagel ou de céréales qui restent pris en motton dans ta gorge. Attends d’avoir vraiment faim. Reste en pyjamas autant que tu veux. Tu pourras prendre un bain moussant tantôt, si ça te tente. Va sur Facebook, mais juste pour quelques minutes. Ferme ça. Vas-tu finir de lire ton livre aujourd’hui? Hey! Ça fait un bout que tu as écrit. T’as le temps là. Pense pas au travail. Pense pas au travail.


Pis? Suis-je game de déroutiner? Oui, en ce vendredi, ça me dit.

lundi 23 mars 2015

Puis-je vous / m’aider?

On le sait, travailler avec le public demande patience, persévérance et tolérance. En plus d’une bonne dose d’altruisme, sans quoi la question ci-dessus ne se pose même pas.

J’aime le contact avec les patients, mais parfois, j’en ficellerais quelques-uns comme des rosbifs. Une grande respiration. Voilà.

Comme je le dis souvent, sont pas méchants, sont innocents. Heureusement, des gens adorables qui m’encouragent à garder le sourire et me confirment que je suis à ma place ici, j’en côtoie plein. Grâce à ces personnes, ainsi qu’à mes bons collègues de travail, je reviens toujours le lendemain.

Journées très ou moyennement mouvementées (honnêtement, il n’y en a pas de tranquilles), toutes finissent par passer. C’est important de se le rappeler.

Le fun s’apporte partout où l’on va. Il est à l’intérieur. Suffit de le sortir de temps en temps afin qu’il prenne l’air.

Quelle chance d’avoir un bon emploi dans un lieu où on peut rire et même faire rire des patients qui aimeraient certainement mieux être ailleurs. Qui sait? Les quelques minutes passées à mon bureau changent peut-être le mal de place durant un instant.

P.-S. Shout-out à M. Marcel Paillé (95 printemps, le monsieur), qui a de la jasette et des jokes à revendre!


Ciao!

dimanche 22 mars 2015

Par l’autre sentier

Cette année, je me renouvelle comme un abonnement infini. J’enrichis mon contenu; j’entretiens mon contenant.

Je ne repars pas à zéro; je choisis un autre sentier. Celui de la découverte de soi et du monde. Débroussailler pour voir où je m’en vais, en partageant le tout ici, sur mon blogue. Pas tant comme un journal intime (ça, c’est secret), mais un journal de libre expression.

La peur (la vache) ne me bloque plus le chemin. Je la vois, je sais qu’elle est là, mais je l’ignore en passant à côté d’elle. Je me rappelle la phrase de mon père : « Tu as sur moi le pouvoir que je veux bien te donner ».

J’ai envie de communiquer librement, calmement, ce qui m’habite, ce que je ressens, ce que je découvre, parce que ça fait du bien. Sans faire de promesses, sans vouloir impressionner. Juste en étant vraie. L’idée, c’est d’écrire. Juste écrire.

C'est parti!

Ciao!